APRÈS LA TUERIE à l'école secondaire de Colombine en 1999, quinze croix furent élevées pendant quelque temps sur une colline surplombant le lycée, en mémoire des victimes et de leurs meurtriers. Puis, le père et le beau-père de l'un des enfants assassinés firent enlever les deux croix portant les noms des jeunes criminels. Ils remettaient en question le bien-fondé d'honorer les criminels au même endroit que leurs victimes. » Que répondre à ces familles blessées par un crime aussi insensé ? Comment demander à une famille ayant vécu une telle tragédie d'honorer la mémoire de ses bien-aimés en même temps que celle de ceux qui avaient commis un tel acte de barbarie ? Quel bénéfice tire-t-on du pardon ?
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